CEREMONIE DE TRANSMISSION POUR LE MAÎTRE ZEN JI HAENG, le 5 avril 2014 au centre zen de providence

Combat  Du Dharma

 

Maître Zen Ji Haeng: Mu Sang Sunim.

 

Mu Sang Sunim: Thom.

 

ZMJH: Bon après-midi.

 

MSSN: Bon. Il n'y a pas si longtemps, vous avez eue un terrible accident de voiture. A ce moment-là, après l'accident vous ne vous souveniez pas de ce qui s'est passé. Vous étiez complétement inconscient. Donc, à ce moment-là, quand vous étiez inconscient, votre vrai moi, où est-il allé?

 

ZMJH: Vous comprenez déjà.

 

MSSN: Je ne sais pas, s'il vous plaît enseignez-moi.

 

ZMJH: Votre tête est rasée et vos yeux sont bleus.

 

MSSN: Je n'accepte pas cela. [Rires.]

 

ZMJH: Vous en voulez plus?

 

MSSN: J'en veux plus.

 

ZMJH: Allez boire du thé.Tout est là.

 

MSSN: Merci pour votre enseignement.

 

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ZMJH: Grand abbé Carlos.

 

Question: Salut Tom.

 

 ZMJH: Salut.

 

Q: Félicitations.

 

ZMJH: Merci.

 

Q: Donc, avant que le Maître Zen Seung Sahn n'ait reçé la transmission il a fait  une retraite de 100 jours. Hier soir, tu m'as dit que tu as fait une retraite de 50 jours. Qu'est-il arrivé aux 50 autres jours? [Rires.]

 

ZMJH: Tu comprends déjà.

 

Q: Je te le demande.

 

ZMJH: Dix jours à partir d'aujourd'hui cela en fera 100.

Q: OK, merci.

 

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Question: rrrrrrrrrr! [A quatre pattes, agit comme un chien.] [Rires.]

 

Q: Raarrrr! [Flaire autour, lève la jambe, comme s'il faisait pipi sur un arbre.]

 

ZMJH: Dharma déjà complet.

 

Q: [retour au siège.]

Enseignement de Dharma

 

 

[Il lève le bâton de Zen au-dessus de sa tête, puis frappe la table avec le bâton.]

 

Le bâton est la table, la table est le bâton.

C'est le monde des opposés. Tout change à chaque instant. Qui peut le connaître ou le définir ?

 

[Il lève le bâton de Zen au-dessus de sa tête, puis frappe la table avec le bâton.]

 

Pas de bâton, pas de table.

C'est le monde absolu. Il ne nécessite aucune explication, aucune foi et aucune compréhension.

 

[Il lève le bâton de Zen au-dessus de sa tête, puis frappe la table avec le bâton.]

 

Le bâton est brun, la nappe est rouge.

C'est monde complet. Il ne dépend pas de la connaissance, ne donne pas lieu à l'avidité ou au rejet.

Chacun de ces énoncés représentent trois mondes: Opposés-absolu-complet.

Lequel aimez-vous? KATZ!

À l'heure actuelle, nous sommes tous présents dans cette salle de dharma pour une cérémonie.

 

La précision et l'intelligence de chaque instant s'écoulent librement que lorsque nous ne jugeons pas et n'évaluons pas notre expérience.

 

En 2008, comme certains d'entre vous se souviennent, j'ai été impliqué dans un accident d'automobile mortel sur ​​le chemin du retour d'un soir de pratique Zen. Un conducteur ivre a percuté mon véhicule par l'arrière. Cinq témoins oculaires certifièrent que sa vitesse était proche des 120 km/h. Mon véhicule a fait des tonneaux par trois fois. En plus de plusieurs autres blessures multiples, mon cou était brisé, ce qui est souvent mortel ou conduit à la paralysie. Le conducteur qui m'a percuté a été reconnu coupable de délit grave de conduite en état d'ivresse et envoyé en prison.

 

Quant à moi, j'ai passé la plus grande partie du mois à l'hôpital: d'abord au service de traumatologie, suivi par les soins intensifs et ensuite la rééducation.

 

Quand j'ai été en mesure de prendre des appels,  Le Maître Zen Wu Kwang m'a téléphoné pour me souhaiter bon rétablissement. Cela a demandé un moment à l'infirmière de passer  le combiné du téléphone à travers les barreaux métalliques de l'appareil qui était attaché à mon crâne, en gardant mon cou en place.

 

Il m'a demandé: «Comment vas-tu?" Ne voulant pas manquer l'occasion de l'utiliser, même dans ces circonstances, ma réponse a été: "En ce moment je suis allongé ici dans le lit à regarder le plafond et à vous parler !" Une sorte de" combat de dharma de convalescence". Sans hésitation le Maître Zen Wu Kwang a répondu : "Quel choix as-tu?" Son esprit a été comme une lame qui m'a percé ce jour-là, son bâton Zen qui m'a frappé l'esprit directement à travers le pays. Dans cette vie, nous n'avons rien de garanti.

 

Après son illumination, Le Maître Zen Man Gong composa ce poème:

 

Montagne vide, véritable énergie sans temps et espace.

Le nuage blanc et le vent clair vont et viennent d'eux-mêmes.

Pourquoi Bodhidharma est-il venu en Chine?

Un coq hante dans le matin, à l'est le soleil se lève.

 

Le commentaire du Maître Zen Jun Kang dit : «Si vous atteignez ce poème, vous atteindrez le sens de tous les sutras. Les deux dernières lignes sont les plus importantes :

Un coq hante dans le matin, à l'est le soleil se lève. Si vous trouvez ce point, alors vous trouverez le cœur de Bodhidharma et la tête de Bouddha. " Il a fini en disant "Une jungle épineuse partout."

 

Souvent, nous mettons en place sur la route de la pratique l'idée de gagner quelque chose. Nous entretenons une vision linéaire de la pratique dans l'optique de purifier quelque chose, d'éliminer quelque chose ou de transformer quelque chose en autre chose.

 

La vérité, cependant, ne peut être trouvée que dans le moment présent.  Cet instant n'a ni naissance ni mort. Naissance et mort, aller et venir, sont tous basés sur un certain type de cadre conceptuel. Nous tentons de nous ancrer dans un système rationnel et un espace théorique au début, mais c'est uniquement en enlevant tous les accessoires et les constructions que nous pouvons arriver dans un lieu où la non-connaissance est réellement profonde. Le Maître Zen Seung Sahn avait l'habitude de dire, "pas de sens est une grande signification."

 

Un moine novice, une fois, a demandé au Maître Zen Joju: «Maître, chaque jour, vous et moi nous nous réveillons en même temps, nous prosternons ensemble,  nous chantons ensemble, nous mangeons ensemble, et méditons ensemble. Qu'est-ce qui nous différencie et fait que votre situation soit plus élevée? "Le Maître Joju répondit," Il y a seulement une différence." Le jeune moine, désireux d'apprendre qu'est-ce que cette différence pouvait être, implora le Maître de révéler cet élément singulier. Joju répondit: «Elle est vraiment très simple. J'utilise les vingt-quatre heures et tu es usé par les vingt-quatre heures. "

 

Rien n'est un problème tant que nous ne sommes pas attachés à notre pensée et à son flux consécutif qui contrôle nos actions, nos discours et nos émotions.

 

En observant les allées et venues de notre esprit sans rejeter ou saisir quoi que ce soit, cela nous permet de voir toutes les situations avec un esprit clair. Nous pouvons renoncer à être compétitif, et nous installer dans une intelligence qui répond au lieu de réagir aux situations de la vie. Lorsque cela se produit, l'héritage de notre enseignant fondateur se tient là comme un miroir pour nous rappeler que notre véritable travail intérieur est d'aider ce monde et sauver tous les êtres de la souffrance.

 

[Il lève le bâton de Zen au-dessus de sa tête, puis frappe la table avec le bâton.]

 

Si vous dites que le son est libérateur, vous l'avez déjà perdu.

 

[Il lève le bâton de Zen au-dessus de sa tête, puis frappe la table avec le bâton.]

 

Si vous dites que le son est contraignant, vous êtes pris au piège dans un monde de contraires.

 

[Il lève le bâton de Zen au-dessus de sa tête, puis frappe la table avec le bâton.]

 

Libérer ou contraindre, comment résolvez-vous ce dilemme? KATZ!

 

Dans peu de temps, nous poserons tous  pour une photo de groupe.

 

 

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